L’hydrospeed, ou nage en eau vive, consiste à descendre une rivière à rapides à la nage, allongé sur un flotteur en mousse qu’on tient à deux mains et qu’on dirige avec des palmes. Cette page explique l’équipement, le choix d’une rivière pour débuter et le déroulement d’une descente encadrée, avec notre sélection des meilleurs spots d’hydrospeed en France.

Les articles sur l'hydrospeed

Le matériel : flotteur, palmes, néoprène

Le flotteur, en mousse, permet de glisser et de se placer dans le courant, là où une chambre à air ne ferait que flotter. Le nageur porte une combinaison néoprène intégrale, avec des protections contre les chocs aux jambes, un casque, un gilet d’aide à la flottabilité et des palmes. Les structures qui encadrent la pratique louent l’ensemble.

Quelle rivière pour débuter ?

La difficulté des rivières se lit sur une échelle internationale de six classes, de I (eau facile) à VI (limite du navigable). L’hydrospeed se pratique de la classe II à la classe IV, et les sorties touristiques choisissent des sections adaptées aux novices. La classe d’un même passage change avec le débit : une rivière tranquille en août peut devenir bien plus sportive à la fonte des neiges, au printemps.

Partir avec une structure encadrée

En loisir, l’hydrospeed se fait le plus souvent avec une société spécialisée qui fournit le matériel et un moniteur. Avant la mise à l’eau, le moniteur explique comment se placer dans le courant, comment franchir un rapide et comment réagir en cas de chute du flotteur. Savoir nager est indispensable. Pour une première descente, partez toujours avec un professionnel diplômé, sur une section qu’il connaît.

Une invention française

Des descentes de rivières à la nage existent depuis la fin des années 1950, et la nage en eau vive se développe en France dans les années 1960, avec la nage à la palme. L’hydrospeed proprement dit est mis au point à partir de 1978 par Claude Puch, Maurice Tiveron et Pierre Simon. La discipline a été rattachée à la Fédération française de canoë-kayak (FFCK) en 1990, puis à la Fédération française d’études et de sports sous-marins (FFESSM) en 2008.