Glossaire du cerf-volant : bride, angle d’attaque, fenêtre de vol
Ce glossaire explique les mots du cerf-volant que l’on croise sur les notices, dans les clubs et dans notre méthode pas à pas : les pièces de l’aile, la bride et la ligne, les forces qui la font voler et les réglages qui la rendent stable. Les termes sont regroupés par thème plutôt que par ordre alphabétique, pour qu’un mot s’explique avec ses voisins.
Un cerf-volant reste un objet simple : une voile tendue sur une armature, ou gonflée par le vent pour les modèles sans armature, retenue par une ou plusieurs lignes. Presque tout le vocabulaire décrit l’une de ces trois choses, ou la façon dont le vent agit sur elles.
Les pièces du cerf-volant
- Voile : le tissu ou le film qui reçoit le vent. On dit aussi toile ou peau.
- Armature : l’ensemble des baguettes qui tendent la voile et donnent sa forme au cerf-volant.
- Baguette ou espar : une tige, en carbone, en fibre de verre ou en bois, qui forme l’armature. Les anglophones disent « spar ».
- Épine : la baguette centrale, dans l’axe du cerf-volant, qui sert souvent de support principal. On parle aussi de longeron central.
- Bord d’attaque : le bord de la voile qui fend l’air en premier, à l’avant.
- Bord de fuite : le bord arrière, par où l’air quitte la voile. C’est sur lui que l’on pose un pilotable au sol avant de le lancer.
- Quille : une pièce de voile triangulaire cousue sous l’épine. Elle répartit la pression, rigidifie l’axe du cerf-volant et sert de point d’attache à la ligne, à la place d’une bride, sur certains modèles. Elle permet une épine plus légère.
- Évents : des ouvertures dans la voile qui laissent passer une partie de l’air et soulagent la pression par vent fort.
- Queue : une bande de tissu ou de ruban accrochée à l’arrière. Elle ajoute de la traînée et un peu de poids, ce qui stabilise les monofils, et elle décore.
- Dérive : une petite surface plate ou courbe qui guide l’écoulement de l’air, comme l’empennage d’une flèche, pour stabiliser le cerf-volant en direction.
La bride, la ligne et le matériel de vol
- Bride : la ou les cordelettes fixées à la voile ou à l’armature, auxquelles on attache la ligne de vol. Son réglage fixe l’angle d’attaque et aide le cerf-volant à garder sa forme. Certains modèles n’en ont pas : la ligne s’attache alors directement à l’armature ou à la quille.
- Point de remorquage : l’endroit de la bride où la ligne de vol est attachée. Le déplacer vers le haut ou vers le bas change le comportement du cerf-volant face au vent.
- Ligne de vol : la corde qui relie le cerf-volant au pilote ou à un point fixe. Un monofil en a une ; un pilotable en a deux ou quatre.
- Résistance à la rupture : la tension maximale qu’une ligne supporte avant de casser, indiquée par le fabricant, souvent en kilos ou en décanewtons. Elle se choisit selon la traction du cerf-volant : trop faible, la ligne casse ; trop forte, elle est lourde et freine la montée par vent faible.
- Enrouleur : la bobine, le cadre ou le cylindre sur lequel on stocke la ligne et qui permet de la dérouler et de la ramener facilement.
- Poignées : sur un pilotable, les deux poignées ou dragonnes auxquelles sont attachées les lignes, une dans chaque main.
- Ancre : un point fixe auquel on attache la ligne, comme un piquet planté, un pieu ou un poteau. On ancre un grand cerf-volant par vent fort pour ne pas avoir à tout retenir à la main.
Le vent et les forces du vol
- Aérodynamique : la branche de la physique qui étudie le mouvement de l’air et les forces qu’il exerce sur un corps qui s’y déplace.
- Portance : la force, perpendiculaire au vent, qui pousse le cerf-volant vers le haut. Les textes anglais disent « lift ».
- Traînée : la force qui freine le cerf-volant dans le sens du vent, due au frottement de l’air sur la voile, la ligne, la queue et l’armature. La traction ressentie dans la ligne combine portance et traînée.
- Angle d’attaque : l’angle entre la voile et la direction du vent. On l’appelle parfois angle de vol ou assiette. Un petit changement de cet angle modifie nettement l’altitude atteinte et la traction dans la ligne.
- Turbulence : un écoulement d’air irrégulier en vitesse et en direction. Près du sol, elle naît des obstacles.
- Obstacle au sol : tout ce qui bloque ou brasse le vent dont le cerf-volant a besoin pour décoller : herbe haute, haies, arbres, bâtiments, dune, colline, et même le corps du pilote.
Les réglages
- Réglage : l’ensemble des ajustements qui font voler le cerf-volant au mieux dans le vent du moment. On peut déplacer le point de remorquage, ajouter ou allonger la queue, ajouter un peu de poids ou modifier le dièdre.
- Dièdre : l’angle que forment entre elles les moitiés gauche et droite de la voile, vues de face. Il est donné par la construction, par une ficelle qui courbe les baguettes latérales, ou par le vent qui les plie. Un dièdre marqué rend le cerf-volant plus stable.
- Lancer à ligne longue : une façon de décoller par vent faible, avec plusieurs dizaines de mètres de ligne déroulée et un assistant qui lâche l’aile, pour la faire passer au-dessus du vent perturbé du sol. Notre étape sur le lancement du cerf-volant décrit la manœuvre.
Les types de cerfs-volants et le vol pilotable
- Monofil : un cerf-volant à une seule ligne, que l’on lance et que l’on laisse voler. C’est le modèle des enfants et des grands cerfs-volants décoratifs.
- Pilotable : un cerf-volant à deux lignes, qui se dirige en tirant sur l’une ou l’autre ; le quatre lignes ajoute des lignes de freinage qui permettent de le faire reculer ou de le stopper en l’air.
- Cerf-volant de traction : un modèle conçu pour tirer fort, souvent sans armature, gonflé par le vent grâce à des caissons. Il demande des gants et de la prudence.
- Train : plusieurs cerfs-volants attachés l’un derrière l’autre sur une même ligne, qui semblent voler en file.
- Fenêtre de vol : la portion du ciel, sous le vent du pilote, dans laquelle un pilotable peut voler. Au centre, la traction est maximale ; sur les bords et au sommet, elle diminue.
- Zénith : le point le plus haut de la fenêtre de vol, au-dessus du pilote, où le cerf-volant peut rester presque immobile, avec peu de traction.
Pour un débutant, trois mots suffisent à comprendre presque tous les conseils : bride, angle d’attaque et fenêtre de vol. Le reste vient en pratiquant.
L’essentiel
- La voile, l’armature et la ligne forment le cerf-volant ; la bride relie les deux et fixe l’angle d’attaque.
- La portance soulève le cerf-volant, la traînée le freine ; ensemble, elles forment la traction que vous sentez dans la ligne.
- Les réglages courants passent par le point de remorquage, la queue et le dièdre, un seul à la fois.
- Un monofil vole seul ; un pilotable se dirige dans la fenêtre de vol, dont le zénith est le point de repos.
- Choisissez la résistance de la ligne selon la traction du cerf-volant, pas au plus solide.
Pour mettre ce vocabulaire en pratique, suivez notre guide pour faire voler un cerf-volant, commencez par le choix du cerf-volant et de la ligne ou retrouvez toute la méthode sur la page cerf-volant.