cerf volant

Étape 8 : faire voler votre cerf-volant et gérer la ligne

Pour faire voler un cerf-volant une fois lancé, jouez avec la ligne : laissez-la filer quand il tire pour qu’il monte, reprenez-la quand il mollit ou descend vers vous. Pour gagner de l’altitude, alternez de longues tractions et des sorties de ligne ; par vent faible, pompez par petites tractions brèves. Et passez autant de temps à surveiller la ligne que le cerf-volant : c’est elle qui s’emmêle, s’use et s’accroche.

Cette étape 8 suit le dépannage du lancement : votre cerf-volant est en l’air et stable. Certains modèles volent seuls pendant des heures, d’autres demandent une attention de chaque instant. Voici comment les garder en l’air, les faire monter et finir la séance sans un sac de nœuds.

Comment faire monter le cerf-volant plus haut ?

Le principe tient en deux gestes. Donner de la ligne laisse le cerf-volant s’éloigner sous le vent : s’il tire bien, il gagne de la hauteur en s’éloignant ; s’il mollit, il recule et descend. Reprendre de la ligne lui redonne de la vitesse : il remonte et se rapproche. En combinant les deux, vous le faites grimper par paliers.

Alterner traction et sortie de ligne

Tirez la ligne vers vous sur une longue course de bras : le cerf-volant prend de la vitesse et monte. Relâchez ensuite et laissez filer davantage de ligne que vous n’en avez repris. Recommencez plusieurs fois, puis observez l’effet. En hauteur, le vent est souvent plus fort et plus régulier, ce qui aide le cerf-volant à tenir. La quantité de ligne que vous pouvez tirer et relâcher dépend de sa stabilité : un modèle nerveux supporte mal les grandes tractions.

Pomper par vent faible

Quand le vent est faible au sol, une série de petites tractions sèches sur la ligne, séparées de courtes pauses, augmente la vitesse de l’air sur la voile et donc la portance. C’est plus efficace qu’une traction lente et continue. Un grand cerf-volant demande des tractions plus longues qu’un petit. Le bon rythme dépend du vent, de la taille et de la forme de l’aile : il se trouve à la sensation, en quelques essais.

Le cerf-volant le plus haut n’est pas forcément le plus beau : plus il monte, plus il paraît petit, et plus la ligne sera longue à rembobiner en fin de journée.

Que faire quand le vent faiblit ?

Un cerf-volant reste en l’air tant que le vent est suffisant et qu’il reste stable. S’il se met à descendre ou à glisser vers vous, le vent ne le porte plus. Tirez sur la ligne pour lui redonner de la vitesse. S’il continue de tomber ou s’approche du sol, ramenez la ligne rapidement, main sur main, en la laissant tomber à vos pieds plutôt qu’en l’enroulant.

Tous les cerfs-volants ne réagissent pas de la même façon à une baisse de vent. Les modèles lourds ou en volume, comme les cellulaires, descendent vite ; les ailes légères tiennent mieux dans un vent faible. Ce qui compte est le vent à l’altitude du cerf-volant, pas celui que vous sentez au sol : il peut tenir haut alors que l’air semble calme autour de vous. Pour ramener le cerf-volant au sol quand la séance est finie, l’étape 9 détaille les techniques pour faire redescendre un cerf-volant.

Et quand le vent forcit ?

Un vent qui monte rend beaucoup de cerfs-volants instables : ils se balancent, piquent, tirent plus fort. Une queue plus longue ou une queue supplémentaire, attachée au bas de l’épine, ajoute de la traînée sous le cerf-volant et le garde face au vent. Choisissez-la légère : une queue doit freiner, pas alourdir. Si le vent dépasse la plage indiquée sur la notice, ne cherchez pas à compenser : ramenez le cerf-volant et rangez-le.

Portez des gants dès que la traction devient forte. Une ligne qui file entre les doigts nus brûle ou coupe la peau en une seconde.

Comment gérer la ligne pendant le vol ?

En vol, vous manipulez la ligne bien plus que le cerf-volant. Donnez-en et reprenez-en au bon moment pour éviter les nœuds, les vrilles et les boucles qui traînent au sol. Par vent faible, la ligne retombe vers le sol : reprenez-la. Quand le vent se lève, vous pouvez au contraire en donner vite pour profiter du meilleur vent en altitude.

Bobine, enrouleur et ligne au sol

Une bobine ou un enrouleur simplifie tout. Déroulez toujours la ligne par le même côté que celui par lequel vous l’avez enroulée : chaque tour enroulé met une légère torsion dans la ligne, que le déroulement retire. Si vous la déroulez par le mauvais côté, vous doublez la torsion au lieu de l’annuler.

Quand vous ramenez la ligne main sur main, posez-la au sol en zigzag ou en plusieurs petits tas, plutôt qu’en un seul gros tas. Pour la redonner, prenez toujours la ligne par le dessus du tas : tirée par le dessous, elle forme des nœuds remarquables. Une fois le cerf-volant décroché, la ligne s’enroule sans tension sur la bobine, proprement.

Quand la ligne s’emmêle, ne tirez pas dessus : cela serre les nœuds. Desserrez doucement la boucle et défaites-la à la main.

Que faire si votre ligne s’enroule avec celle d’un autre pilote ?

Deux lignes qui s’enroulent l’une autour de l’autre doivent être séparées vite, avant que le frottement n’use ou ne coupe l’une d’elles. Rapprochez-vous rapidement de l’autre pilote et tenez vos deux lignes côte à côte : le point d’enroulement glisse alors le long des lignes jusqu’à vos mains. Défaites l’enroulement, puis éloignez-vous l’un de l’autre, plus loin qu’avant pour que cela ne recommence pas. Le choix de l’emplacement et de la distance avec les voisins fait l’objet de l’étape 5 ; le vocabulaire du vol est repris dans le glossaire du cerf-volant.

Situation en volGeste
Le cerf-volant tire et la ligne reste tendueDonner de la ligne pour le laisser monter
La ligne mollitReprendre de la ligne
Vent faible au solPomper par petites tractions sèches
Le cerf-volant descend vers vousTirer, puis ramener main sur main s’il continue
Vent qui forcit, cerf-volant instableQueue plus longue et légère, ou ranger
Ligne enroulée avec un voisinSe rapprocher, laisser glisser l’enroulement, se séparer

L’essentiel

  • Donner de la ligne quand le cerf-volant tire le fait monter en s’éloignant ; en reprendre lui redonne de la vitesse.
  • Pour gagner de la hauteur : longues tractions et sorties de ligne en alternance ; par vent faible, pompage par petites tractions.
  • Vent qui faiblit : tirer, puis ramener main sur main.
  • Vent qui forcit : queue plus longue et légère, gants, et rangement au-delà de la notice.
  • Ligne déroulée du même côté que l’enroulement, posée en petits tas, reprise par le dessus.
  • Lignes emmêlées avec un voisin : se rapprocher, défaire, puis s’éloigner davantage.

La méthode complète, du choix du cerf-volant à la redescente, est rassemblée sur notre page cerf-volant.