Le planeur est un avion sans moteur : lancé depuis un aérodrome par un avion remorqueur ou un treuil, il reste en l’air en montant dans les courants ascendants, parfois pendant des heures. Cette page explique comment il vole, comment se lancer avec un vol d’initiation en club, et ce que demande la formation jusqu’au vol en solo.

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Comment un planeur reste-t-il en l’air ?

Sans moteur, un planeur descend en permanence dans l’air qui l’entoure. Pour monter, le pilote cherche de l’air qui monte plus vite qu’il ne descend. Il en existe trois sources principales. Les thermiques sont des colonnes d’air chaud qui s’élèvent au-dessus d’un sol chauffé par le soleil. L’ascendance de pente naît du vent qui bute sur un relief. L’onde, enfin, se forme sous le vent des montagnes et permet de monter bien plus haut que le vol de pente.

Le décollage : remorquage ou treuil

Le lancement le plus courant est le remorquage : un avion tire le planeur au bout d’un câble de 40 à 60 mètres, puis le pilote largue à l’altitude voulue. Au treuil, un câble de 800 à 1 500 mètres, enroulé rapidement par un moteur au sol, fait monter le planeur selon une forte pente. Certains planeurs ont un moteur escamotable qui leur permet de décoller seuls.

Comment débuter ?

Les clubs de vol à voile proposent des vols d’initiation en planeur biplace, avec un instructeur aux commandes et vous à l’avant. C’est la meilleure façon de savoir si l’activité vous plaît avant de vous inscrire. En France, les clubs sont affiliés à la Fédération française de vol en planeur.

La formation jusqu’au solo

La formation pratique se fait en biplace avec un instructeur, en double commande. Vient ensuite le « lâcher », le premier vol seul à bord. La licence de pilote de planeur s’obtient après un examen théorique et un examen pratique. La vie de club fait partie de la formation : on aide à sortir les planeurs, à tenir l’aile au décollage, à les ranger le soir.

Ce qu’il faut prévoir

Le planeur se pratique surtout de la fin du printemps à l’automne, quand les thermiques sont actifs, et une journée de vol se passe en grande partie au sol, entre préparation, attente et lancements. Côté tenue : chapeau, lunettes de soleil, eau, et des vêtements chauds si vous visez l’onde en altitude.