Comment s'entraîner pour votre tout premier demi-marathon

Comment s’entraîner pour son premier semi-marathon

Pour un premier semi-marathon, comptez huit à douze semaines de préparation si vous courez déjà régulièrement, et plusieurs mois si vous partez de zéro. La base de chaque semaine : trois à quatre sorties, dont une sortie longue qui s’allonge peu à peu, presque toutes à allure facile, et au moins un jour de repos complet.

Comment s'entraîner pour votre tout premier demi-marathon

Le semi-marathon mesure 21,0975 km, soit la moitié exacte du marathon. Peu de débutants la terminent sans préparation spécifique, et c’est la régularité des semaines, plus que l’intensité des séances, qui fait la différence le jour de la course.

Combien de temps faut-il pour se préparer ?

Tout dépend de votre point de départ. Les plans pour débutants publiés par les clubs et les magazines de course partent en général d’une pratique déjà installée : courir régulièrement, plusieurs fois par semaine, sans difficulté sur quelques kilomètres. Si c’est votre cas, les plans proposés pour un premier semi durent le plus souvent de huit à douze semaines.

Si vous ne courez pas encore, commencez par plusieurs semaines de reprise progressive, en alternant marche et course, jusqu’à tenir une demi-heure en continu. Choisissez une course assez lointaine pour que le plan commence quand vous êtes prêt, pas l’inverse. Choisissez aussi un parcours proche de vos conditions d’entraînement : un semi très vallonné ou en pleine chaleur se prépare autrement qu’un parcours plat de printemps.

À quoi ressemble une semaine d’entraînement ?

Une semaine type de débutant combine quatre ingrédients, que l’on retrouve dans la plupart des plans.

SéanceRôleRepère pour un débutant
Sortie longueHabituer le corps à la duréeUne fois par semaine, allongée par petites étapes
Sorties facilesConstruire l’endurance sans fatigueDeux à trois par semaine, à une allure où vous pouvez parler
Séance plus rapideTravailler l’allureFacultative au début, une par semaine au plus
Entraînement croisé et renforcementMuscler sans les chocs de la courseUne à deux séances, vélo, natation, gainage
ReposAssimiler le travailAu moins un jour complet, souvent le lendemain de la sortie longue

La règle la plus utile est aussi la plus simple : n’augmentez pas en même temps la distance et la vitesse. Si vous n’avez jamais fait de fractionné, gardez toutes les sorties à allure facile pendant cette première préparation ; vous aurez le temps de travailler la vitesse sur le semi suivant.

La sortie longue, séance clé de la préparation

La sortie longue apprend aux muscles, aux tendons et à la tête à durer. Elle se court lentement, plus lentement que l’allure visée le jour de la course, et s’allonge de quelques kilomètres ou d’une dizaine de minutes d’une semaine à l’autre, avec une semaine plus légère de temps en temps.

Beaucoup de plans ne vont pas jusqu’à 21 km à l’entraînement : la sortie la plus longue s’arrête souvent un peu avant, l’excitation de la course et l’affûtage faisant le reste. C’est aussi pendant ces sorties que l’on teste ce que l’on boira et mangera pendant l’épreuve, et les vêtements du jour J. Ne manquez pas cette séance si vous devez en sacrifier une : déplacez plutôt une sortie facile.

Renforcement et entraînement croisé

Le renforcement musculaire, en particulier du tronc, des fessiers et des mollets, aide à garder une foulée efficace quand la fatigue arrive. Deux courtes séances par semaine, au poids du corps, suffisent : gainage, fentes, montées sur pointes de pieds.

Pour l’entraînement croisé, choisissez une activité sans impact qui fait travailler le cœur : vélo, natation ou vélo elliptique, dont le mouvement est proche de la course. Elle remplace utilement une sortie facile en cas de petite douleur ou de semaine chargée.

Chaussures et équipement : l’essentiel suffit

La paire de chaussures est le seul achat vraiment indispensable. Choisissez-la dans un magasin spécialisé, en essayant plusieurs modèles, et faites vos sorties longues avec celle que vous porterez le jour de la course. Une paire neuve se rode à l’entraînement, jamais le jour J. Si vous vous intéressez aux modèles à faible drop, notre article sur les chaussures minimalistes explique pourquoi la transition doit être progressive.

Le reste se résume à des vêtements techniques qui ne frottent pas, adaptés à la saison, et éventuellement une montre pour suivre la durée de vos sorties. Ceinture porte-bidon, gels, protections contre les frottements : notre liste d’accessoires pour courir un marathon vaut aussi pour le semi.

Les deux dernières semaines : l’affûtage

L’affûtage consiste à réduire le volume d’entraînement pendant une à deux semaines avant la course, pour arriver reposé. Les sorties restent présentes, mais plus courtes. C’est souvent la période la plus difficile pour un débutant, qui a peur de perdre sa forme : quelques jours de volume réduit ne font pas disparaître des semaines d’endurance.

  • gardez la même fréquence de sorties, en raccourcissant chacune ;
  • ne testez rien de nouveau : chaussures, boisson, petit-déjeuner ;
  • repérez le parcours, l’accès au départ et les points de ravitaillement ;
  • dormez bien les nuits qui précèdent la veille, la dernière nuit compte moins.

S’inscrire et courir le jour J

En France, les courses sur route sont organisées sous l’égide de la Fédération française d’athlétisme. Pour les majeurs non licenciés, la fédération a remplacé le certificat médical par le Pass Prévention Santé, un parcours de prévention en ligne payant (5 euros), valable un an. Le règlement de chaque course précise les justificatifs acceptés : lisez-le dès l’inscription.

Le jour de la course, partez plus lentement que vous ne le pensez nécessaire : l’erreur la plus fréquente est de suivre l’allure des autres sur les premiers kilomètres. Buvez aux ravitaillements, même sans soif marquée par temps chaud. Une douleur vive ou inhabituelle est une raison de s’arrêter. Pour aller plus loin ensuite, notre plan d’entraînement pour un premier marathon prend le relais, et la page course à pied rassemble tous nos conseils.

L’essentiel

  • Le semi-marathon mesure 21,0975 km.
  • Comptez huit à douze semaines de plan si vous courez déjà régulièrement, plus si vous partez de zéro.
  • Presque toutes les sorties se courent à allure facile ; la sortie longue hebdomadaire est la séance à ne pas manquer.
  • N’augmentez jamais distance et vitesse en même temps.
  • Réduisez le volume une à deux semaines avant la course, sans rien changer à votre équipement.

Pour un premier semi, franchir la ligne en bon état est un objectif suffisant : le chrono viendra au deuxième.