Environnement du BMX : la piste de race et les terrains du freestyle
Le BMX se pratique sur deux types de terrains : la piste de race, un circuit d’environ 350 à 400 mètres avec une butte de départ, des bosses et des virages relevés, et les terrains du freestyle, du skatepark à la rue, des bosses de terre à la rampe en U. Chaque discipline a son environnement, et c’est lui qui décide du vélo, des protections et de la façon de rouler.
Voici ce que vous trouverez sur chacun de ces terrains, et le vocabulaire qui va avec.
À quoi ressemble une piste de BMX race ?
Selon l’Union cycliste internationale (UCI), une piste de BMX race mesure en général 350 à 400 mètres. Jusqu’à huit pilotes s’élancent ensemble derrière une grille de départ, et la course dure souvent moins de 40 secondes. La piste compte de 3 à 6 virages, et certaines pistes modernes ont des virages en bitume ou en ciment.
La butte de départ
Tout commence en haut d’une pente : les pilotes y attendent, roue avant contre une grille escamotable, qui bascule vers l’avant au signal. L’UCI fixe la hauteur de la butte à huit mètres pour l’élite et à cinq mètres pour les pilotes plus jeunes ou moins expérimentés. Le départ décide souvent de la course : la vitesse prise dans la descente se garde jusqu’au premier virage.
Les bosses
Une piste aligne de 10 à plus de 30 bosses. Les plus courantes :
| Obstacle | Description |
|---|---|
| Simple | Une bosse isolée, à sauter ou à enrouler |
| Double | Deux bosses à franchir d’un seul saut |
| Triple | Trois bosses enchaînées |
| Table | Une bosse au sommet plat, plus facile à passer pour un débutant |
| Double asymétrique | Deux bosses de hauteurs différentes |
| Whoops | Une série de petites bosses rapprochées, sautées par paires, par trois ou enroulées |
Les pilotes expérimentés sautent les doubles et les triples ; un débutant les passe d’abord en roulant. L’UCI cite aussi les sections rythmiques, ces enchaînements de bosses qui se négocient en cadence.
Les virages relevés
Les virages sont inclinés vers l’intérieur pour permettre de tourner vite sans freiner. L’UCI précise qu’ils peuvent atteindre 3,5 mètres de hauteur.
Les règles de course, des manches aux finales, sont détaillées dans notre article sur les règles du BMX.
Où se pratique le BMX freestyle ?
Le freestyle ne se court pas : on y enchaîne des figures, et chaque pratique a son terrain.
Le park
Le park se roule dans un skatepark, sur des modules : quarters (rampes courbes), curbs, rails et murs. Les skateparks sont souvent en bois en intérieur et en béton en extérieur. Le coping, la bordure qui termine le haut des rampes, aide à faire des grinds. C’est le format du freestyle olympique depuis les Jeux de Tokyo 2020.
Le street
Le street utilise le mobilier urbain : marches, rampes d’escalier, rebords, bancs et murets. Il n’a pas de règle fixe, et chaque spot impose ses propres figures. Respectez les lieux et les autres usagers : l’espace public n’est pas un skatepark.
Le flat
Le flat se pratique sur un sol plat et lisse : parking, place, salle. Le pilote enchaîne des figures en équilibre sur une roue ou sur les pegs, en tournant autour du vélo. Pas de saut, pas de vitesse : tout est dans la précision.
Le dirt et les trails
Le dirt se roule sur des bosses de terre, souvent construites par les pilotes eux-mêmes. Les sauts y sont plus grands et laissent la place aux figures aériennes. Les trails sont des chemins qui mènent à une suite de sauts en terre très compactée, aménagés dans un terrain vague ou en forêt, où l’on cherche la fluidité de l’enchaînement.
Le vert
Le vert se pratique sur un half-pipe, une rampe en forme de U dont les parois finissent à la verticale. Le pilote passe d’un bord à l’autre et réalise ses figures en l’air au-dessus de la rampe. C’est la discipline où le casque intégral est le plus utilisé.
Comparatif des terrains
| Terrain | Discipline | Surface | Pour qui |
|---|---|---|---|
| Piste de race | Race | Bosses et virages relevés, parfois virages en bitume | Ceux qui veulent courir |
| Skatepark | Park | Bois ou béton | Débutants comme confirmés |
| Rue | Street | Béton, mobilier urbain | Pilotes autonomes |
| Sol plat | Flat | Surface lisse | Amateurs de technique |
| Bosses de terre | Dirt, trails | Terre compactée | Pilotes à l’aise en l’air |
| Half-pipe | Vert | Rampe en U à parois verticales | Pilotes confirmés |
Où rouler en France ?
Pour la race, le plus simple est un club affilié à la Fédération française de cyclisme (FFC) : il donne accès à une piste et à un encadrement. Pour le freestyle, les skateparks publics sont le point de départ habituel.
Commencez sur un terrain encadré, piste de club ou skatepark, avant la rue ou les grands sauts de dirt. L’équipement à prévoir selon le terrain est décrit dans notre article sur l’équipement du BMX, et les premières figures dans notre guide comment faire du BMX.
L’essentiel
- La piste de race mesure en général 350 à 400 m, avec une butte de départ de 8 m pour l’élite et 5 m pour les plus jeunes.
- Elle aligne 3 à 6 virages relevés et de 10 à plus de 30 bosses : simples, doubles, triples, tables, whoops.
- Le freestyle se pratique en park, street, flat, dirt, trails et vert, chacun sur son terrain.
- Le park, en bois ou en béton, est le format olympique du freestyle depuis Tokyo 2020.
- Un club FFC ou un skatepark reste la meilleure porte d’entrée.
Tous nos guides sur la discipline sont réunis sur le hub BMX.