Les disciplines du ski alpin : ce qui sépare descente, super-G, géant et slalom
Le ski alpin de compétition compte quatre disciplines individuelles : la descente et le super-G, dites de vitesse, le slalom géant et le slalom, dites techniques. Le combiné associe une manche de vitesse et une manche de slalom. Ce qui les distingue se lit dans le règlement de la Fédération internationale de ski (FIS) : le dénivelé du tracé, l’espacement des portes et le nombre de manches.
Les chiffres ci-dessous viennent des règles internationales de compétition de la FIS (édition de juillet 2020) et concernent les Jeux olympiques, les championnats du monde et la Coupe du monde, sauf mention contraire. Les courses régionales et les catégories jeunes utilisent des tracés plus courts.
Sommaire
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Vitesse ou technique : comment se rangent les disciplines ?
Plus le dénivelé est grand et plus les portes sont espacées, plus la vitesse monte. La descente se trouve à un bout de l’échelle, le slalom à l’autre. Entre les deux, le super-G garde des portes très écartées sur un dénivelé plus court, et le slalom géant enchaîne des virages plus larges que ceux du slalom.
Le nombre de virages est fixé par une règle simple : la FIS impose un nombre de changements de direction proportionnel au dénivelé. Un traceur ne place donc pas les portes à son goût, il travaille dans une fourchette.
| Discipline | Dénivelé hommes | Dénivelé femmes | Manches | Changements de direction |
|---|---|---|---|---|
| Descente | 800 à 1 100 m (750 m par exception) | 450 à 800 m | 1, entraînements officiels obligatoires | pas de pourcentage fixé |
| Super-G | 400 à 650 m | 400 à 600 m | 1 | au moins 6 % du dénivelé |
| Slalom géant | 300 à 450 m | 300 à 400 m | 2 | 11 à 15 % du dénivelé |
| Slalom | 180 à 220 m | 140 à 220 m | 2, sur deux tracés différents | 30 à 35 % du dénivelé, à 3 près |
La descente : le plus long tracé et des entraînements obligatoires
La descente est la seule discipline où l’entraînement fait partie de la compétition. Le règlement prévoit trois jours pour la reconnaissance et les manches d’entraînement officielles, et chaque concurrent doit avoir pris part à au moins une manche chronométrée avant la course. Le jury peut réduire ce programme si la météo l’impose.
Le dénivelé va de 800 à 1 100 m chez les hommes au plus haut niveau, et de 450 à 800 m chez les femmes. Une descente se court normalement en une seule manche, et le plus rapide gagne. Le règlement autorise aussi une descente en deux manches, sur un tracé plus court de 350 à 450 m de dénivelé, et le jury peut y recourir quand la neige ou la météo compromettent la descente prévue ; la course doit alors être signalée comme telle au calendrier FIS.
Le super-G : une seule manche, des portes très écartées
Le super-G se court toujours en une manche. Son dénivelé est plus court que celui de la descente : 400 à 650 m pour les hommes, 400 à 600 m pour les femmes. Les portes ouvertes mesurent de 6 à 8 m de large, et deux piquets de virage successifs sont séparés d’au moins 25 m.
Le nombre minimum de changements de direction correspond à 6 % du dénivelé aux Jeux et aux championnats du monde, soit au moins 30 virages pour un tracé de 500 m. C’est la discipline où le skieur doit le plus anticiper, puisqu’il garde une vitesse proche de celle de la descente sur un tracé qui tourne davantage. Le casque est obligatoire à l’entraînement comme en course.
Le slalom géant : deux manches et des virages larges
Un slalom géant se décide toujours en deux manches, chez les femmes comme chez les hommes, et le classement se fait sur le temps cumulé. La seconde manche peut avoir lieu sur la même piste, mais les portes doivent être replacées. Le règlement demande que les deux manches se courent le même jour quand c’est possible.
Le dénivelé va de 250 à 450 m pour les hommes et de 250 à 400 m pour les femmes, avec un minimum de 300 m aux Jeux, aux championnats du monde et en Coupe du monde. Chaque porte est faite de quatre piquets et de deux panneaux de toile ; elle mesure de 4 à 8 m de large, et deux piquets de virage successifs sont à 10 m au moins l’un de l’autre. Avec 11 à 15 % du dénivelé en changements de direction, un géant de 400 m compte entre 44 et 60 virages.
Le slalom : la discipline la plus serrée
Le slalom se court sur le dénivelé le plus faible, 180 à 220 m chez les hommes et 140 à 220 m chez les femmes au plus haut niveau, mais avec le plus grand nombre de virages. La règle des 30 à 35 % donne environ 60 à 70 changements de direction pour un tracé de 200 m.
Une porte de slalom se compose de deux piquets, de couleur alternée bleue et rouge d’une porte à l’autre. Elle mesure de 4 à 6 m de large, et l’écart entre deux piquets de virage successifs reste entre 6 et 13 m. Le traceur peut aussi poser des combinaisons, comme la chicane (« hairpin ») ou la verticale, où les portes ne sont espacées que de 0,75 à 1 m.
Un slalom se décide toujours en deux manches, sur deux tracés différents. Le jury peut limiter la seconde manche à une partie des concurrents qualifiés à l’issue de la première. Le vocabulaire propre aux portes et aux tracés est détaillé dans notre page sur les termes du ski alpin.
Le combiné : vitesse et slalom additionnés
Le combiné alpin additionne les temps d’une manche de descente ou de super-G et d’une manche de slalom, si possible disputées le même jour. Il récompense le skieur complet, capable de passer d’une discipline de vitesse à la plus technique.
Sa forme a changé récemment. Aux championnats du monde, le combiné individuel a été disputé de 1932 à 2023, puis remplacé en 2025 par un combiné par équipes. Les Jeux de Milan-Cortina, en février 2026, ont fait de même : chaque équipe réunit deux skieurs d’un même pays, l’un spécialiste de la vitesse pour la manche de descente, l’autre slalomeur, et les deux temps s’additionnent. Le calendrier des grandes compétitions est présenté dans notre article sur les tournois et champions de ski alpin.
Quelles disciplines pour les jeunes en club ?
Le règlement FIS des catégories U16 et U14 prévoit le slalom, le slalom géant, le super-G, les épreuves en parallèle et les formats combinés, sur des tracés plus courts : 100 à 160 m de dénivelé en slalom, 200 à 350 m en géant, 250 à 450 m en super-G. La descente n’y figure pas. Un jeune skieur de club progresse donc d’abord par les disciplines techniques.
Pour l’équipement propre à chaque discipline et le terrain, voyez notre page sur l’environnement et l’équipement du ski alpin. Le ski de fond, le saut à ski, le combiné nordique et le snowboard relèvent aussi de la FIS, mais ce sont d’autres sports, avec leurs propres règlements.
L’essentiel
- Quatre disciplines individuelles : descente et super-G pour la vitesse, slalom géant et slalom pour la technique.
- Descente : 800 à 1 100 m de dénivelé chez les hommes, 450 à 800 m chez les femmes, entraînements officiels obligatoires.
- Super-G : une seule manche, au moins 25 m entre deux piquets de virage.
- Géant et slalom : toujours deux manches, temps cumulés.
- Le combiné individuel a laissé place au combiné par équipes aux Mondiaux de 2025 et aux Jeux de 2026.
Pour suivre une course, regardez le dénivelé et l’écart entre les portes : ils disent à eux seuls quel type de ski vous allez voir. Les autres articles de la rubrique ski de piste détaillent la technique et le vocabulaire.