Joueurs de laser game tenant leurs pistolets, plastrons à capteurs allumés en vert

Équipement de laser game : ce que vous portez en salle et quel matériel acheter

Pour jouer au laser game en salle, vous n’avez rien à apporter : la salle fournit à chaque joueur un pistolet (souvent appelé phaser) et un plastron ou une veste à capteurs, reliés à un ordinateur qui compte les points. Pour jouer chez vous ou en extérieur, il faut acheter un kit infrarouge grand public, plus léger et de portée plus courte, qui se choisit sur le nombre de joueurs, la portée, l’alimentation et l’âge indiqué sur la boîte.

Le principe technique est le même dans les deux cas, et il explique la plupart des écarts de prix et de sensations : le pistolet n’envoie pas un rayon laser mais un signal infrarouge codé, que les capteurs de l’adversaire reconnaissent.

Que porte un joueur dans une salle de laser game ?

Le pistolet ou phaser

C’est l’émetteur. Il envoie un faisceau infrarouge invisible, de même nature que le signal d’une télécommande de téléviseur. Dans certaines salles, une lumière visible accompagne le tir pour aider à viser et pour l’effet dans le brouillard artificiel, mais ce n’est pas elle qui marque le point. Sur beaucoup de systèmes, le pistolet porte lui aussi un capteur : un tir reçu sur l’arme compte comme une touche.

Le plastron ou la veste à capteurs

C’est le récepteur. Les capteurs sont répartis sur la poitrine, le dos et les épaules, pour qu’une touche soit enregistrée sous presque tous les angles. Des diodes s’allument quand vous êtes touché, le plastron peut vibrer, et votre pistolet est neutralisé quelques secondes : selon les salles, ce temps mort dure quelques secondes. Les sangles se règlent sur la taille du joueur. Demandez au personnel de les resserrer pour un enfant : un plastron qui flotte bouge et finit par masquer ses propres capteurs.

La tenue conseillée

Des chaussures fermées, à semelle souple et qui tiennent le pied : certaines salles refusent l’accès en sandales. Des vêtements dans lesquels vous bougez sans gêne, plutôt sombres, puisque les labyrinthes sont plongés dans la pénombre et éclairés en lumière noire. Évitez tout ce qui pend devant le plastron, écharpe, sac ou veste ouverte : un capteur couvert, même par accident, ne détecte plus rien et peut vous valoir un rappel à l’ordre. Aucune protection n’est à prévoir, contrairement au paintball où le masque est obligatoire (voir nos règles de sécurité du paintball).

Comment l’infrarouge détecte une touche

Malgré son nom, le laser game n’utilise pas de laser pour marquer les touches. À chaque pression sur la détente, une diode infrarouge émet une courte salve de lumière invisible. Une lentille placée devant la diode resserre ce faisceau en un cône étroit, de quelques degrés d’ouverture dans les brevets de jouets de ce type. Plus la cible est loin, plus le cône s’élargit et perd en intensité.

Ce signal n’est pas une simple lumière. Il est modulé et porte un code, qui contient notamment l’identifiant du joueur qui tire. Le capteur adverse ne réagit qu’à ce code : il ignore ainsi une bonne part de la lumière ambiante et sait qui l’a touché. L’ordinateur de la salle attribue ensuite les points, sans arbitre.

Deux conséquences pratiques en découlent. Il faut d’abord une ligne de vue directe : un pilier, une cloison ou un bras devant le capteur arrête le tir. Ensuite, le soleil gêne. Sa lumière contient beaucoup d’infrarouge, et les capteurs perdent en fiabilité en plein jour, surtout face au soleil. Un kit qui porte loin dans un couloir sombre portera moins loin dans un jardin en plein été.

Les règles du jeu en bref

L’objectif reste partout le même : toucher les capteurs des adversaires sans être touché. Le barème change d’une salle à l’autre. Le barème varie d’une salle à l’autre : une touche réussie rapporte des points, une touche reçue en fait perdre, souvent davantage quand elle atteint le plastron de face. D’autres modes ajoutent des objectifs, comme une base adverse à atteindre.

Les consignes de sécurité se ressemblent aussi : ne pas courir, ne pas grimper ni sauter, aucun contact physique avec un autre joueur, ne jamais couvrir ses capteurs et ne pas viser le visage de près. Beaucoup de salles acceptent les enfants à partir de 6 ou 7 ans, parfois avec une taille minimale ; renseignez-vous avant de réserver. Les modes de jeu et les sorties de groupe sont présentés sur notre page laser game et dans le guide des activités d’EVG.

Matériel de salle ou kit pour la maison : ce qui change

Un kit grand public reprend le principe de la salle, en plus simple. Le tableau résume les écarts qui comptent au moment de choisir.

CritèreMatériel de salleKit infrarouge grand public
CapteursPlastron complet : poitrine, dos, épaules, souvent pistoletSur le pistolet, ou gilet, bandeau ou badge selon le kit
PortéeRéglée par l’exploitant selon l’arène et le mode de jeuDe 15 à 50 mètres environ annoncés, moins en plein soleil
Nombre de joueursPlusieurs dizaines d’équipements gérés par un ordinateurPacks de 2 ou 4, parfois extensibles
Comptage des pointsAutomatique, score détaillé par joueurVies ou touches affichées sur le pistolet, selon le modèle
AlimentationBatteries rechargées entre les partiesPiles AAA ou AA souvent non fournies, ou batterie USB
PublicÂge minimal fixé par la salleÂge minimal imprimé sur l’emballage (jouet)

Les portées des kits sont des chiffres de fabricant, obtenus dans de bonnes conditions. Prenez la valeur annoncée comme un maximum, pas comme la distance de jeu habituelle.

Acheter un kit de laser game pour l’extérieur ou la maison

Six points départagent les kits. Ils sont donnés ici dans l’ordre où ils pèsent sur le plaisir de jeu.

  • Le nombre de joueurs : les kits se vendent le plus souvent par 2 ou par 4. Vérifiez qu’on peut ajouter des pistolets du même modèle et que le système distingue au moins deux équipes : sans cela, au-delà de quatre enfants, la partie tourne au chacun pour soi.
  • L’emplacement du capteur : un capteur placé sur le pistolet seul est le plus simple, mais il oblige à viser une cible minuscule. Un gilet, un bandeau ou un badge porté sur le torse rapproche le jeu de celui d’une salle.
  • La portée et l’usage en extérieur : les kits annoncent en général de 15 à 50 mètres environ. Pour un appartement ou un petit jardin, une vingtaine de mètres suffit ; pour un parc ou un bois, cherchez la mention d’un usage extérieur, et si possible une portée réglable pour rejouer à l’intérieur sans tirs de très loin.
  • L’alimentation : beaucoup de kits fonctionnent avec des piles AAA ou AA, rarement fournies, à raison de plusieurs piles par pistolet et par capteur. Une version rechargeable par USB évite d’en racheter après chaque après-midi de jeu.
  • Le comptage des points : un affichage des vies ou des touches sur le pistolet, ou une application, coupe court aux disputes sur « qui a touché qui ». C’est la fonction qui rapproche le plus un kit de l’expérience de salle.
  • L’âge indiqué : un kit vendu comme jouet relève de la réglementation européenne des jouets, qui couvre les produits destinés aux enfants de moins de 14 ans.

Sur ce dernier point, contrôlez deux mentions avant d’acheter, en magasin comme en ligne. Le marquage CE doit figurer sur le jouet, son étiquette ou son emballage : le fabricant atteste ainsi que le produit respecte les exigences de sécurité. Les avertissements, dont l’âge minimal, doivent être visibles avant l’achat, y compris sur une fiche produit en ligne, selon la directive 2009/48/CE. Fiez-vous à l’âge imprimé sur la boîte plutôt qu’à l’âge minimal des salles, car le matériel n’est pas le même. Le règlement (UE) 2025/2509 remplacera cette directive à partir du 1er août 2030 ; d’ici là, les jouets conformes à la directive peuvent toujours être vendus.

Pour les parties à la maison, reprenez les consignes des salles : pas de visée au visage de près, pas de course dans l’escalier, et un terrain débarrassé des objets fragiles.

Équiper une salle, un club ou une association : les critères d’achat

Le matériel professionnel ne se choisit pas comme un kit. Il sert plusieurs heures par jour, passe de main en main et doit tenir des années. Avant de demander des devis, mettez par écrit vos réponses à ces six questions.

  • L’usage : arène intérieure avec labyrinthe, terrain extérieur ou animation itinérante : puissance d’émission, résistance à l’humidité et transport ne se jugent pas de la même façon.
  • Le nombre d’équipements et la recharge : comptez les joueurs par partie, puis comparez la durée de charge des batteries au rythme des créneaux. Gardez des équipements de réserve pour les pannes.
  • La robustesse et la maintenance : demandez la disponibilité des pièces détachées (sangles, capteurs, câbles, batteries), le délai de réparation et la durée de garantie.
  • Le logiciel : modes de jeu, réglage du temps mort et de la portée, scores affichés ou imprimés en fin de partie : c’est lui qui fait revenir les joueurs.
  • L’ajustement : des plastrons réglables pour les enfants comme pour les adultes, d’un poids raisonnable pour le public le plus jeune que vous visez.
  • L’hygiène : un plastron passe sur des dizaines de joueurs, donc vérifiez qu’il se nettoie sans risque pour l’électronique.

Une salle ouverte au public est aussi un établissement recevant du public (ERP). Elle est classée par catégorie selon le nombre de personnes accueillies et par type selon son activité, et la commission de sécurité valide ce classement à partir du dossier déposé en mairie. L’exploitant tient ensuite un registre de sécurité et organise des exercices d’évacuation. Rencontrez la mairie et le service prévention des pompiers avant de signer pour un local, car le classement conditionne les travaux. Pour une association qui organise des parties en plein air, les questions de terrain et d’encadrement ressemblent à celles de l’airsoft, sans les contraintes liées aux projectiles.

L’essentiel

  • En salle, pistolet et plastron sont fournis : prévoyez seulement des chaussures fermées et une tenue souple.
  • Le tir est un signal infrarouge codé, pas un laser : il lui faut une ligne de vue directe, et le plein soleil réduit sa portée.
  • Un capteur couvert ne détecte plus rien, et c’est la première faute signalée en salle.
  • Pour un kit maison, regardez dans cet ordre le nombre de joueurs et d’équipes, l’emplacement du capteur, la portée, l’alimentation, le comptage des points et l’âge indiqué.
  • Vérifiez le marquage CE et l’âge minimal sur la boîte ou la fiche produit.
  • Pour une salle ou une association, partez de l’usage, de la recharge et de la maintenance avant de comparer des modèles.

Un bon équipement se reconnaît à une chose : à la fin de la partie, personne ne conteste le score.