5 astuces pour réduire le risque de douleur au paintball

Le paintball fait-il mal ? 5 astuces pour réduire la douleur

Oui, un tir de paintball fait un peu mal : sur une zone couverte, à distance normale, l’impact ressemble à une pichenette appuyée ou à un claquement d’élastique, et laisse souvent une petite marque rouge ou un bleu. La douleur augmente nettement à bout portant, sur la peau nue et sur les zones osseuses. Cinq précautions la réduisent beaucoup : des vêtements en couches, des protections ciblées, le respect des distances, la règle de reddition et un bon placement sur le terrain.

5 astuces pour réduire le risque de douleur au paintball

Le vrai risque de blessure au paintball ne vient pas de la douleur d’un impact, mais des yeux. C’est pour cela que le masque reste sur le visage pendant toute la présence sur le terrain, sans exception.

Pourquoi un impact de paintball fait-il plus ou moins mal ?

Une bille de paintball standard est de calibre .68, soit environ 17 mm de diamètre : c’est une capsule de gélatine remplie de peinture, qui éclate à l’impact. La plupart des terrains plafonnent la vitesse des lanceurs autour de 300 pieds par seconde, soit environ 91 m/s, et la contrôlent sur place au chronographe. Au-delà, l’impact devient dangereux ; en deçà, il reste supportable.

Quatre facteurs font varier la sensation :

  • la distance : la bille perd de la vitesse en vol, un tir de loin pique moins qu’un tir de près ;
  • la zone touchée : une partie charnue (cuisse, fessier, dos) encaisse mieux qu’une zone osseuse ou à peau fine (doigts, cou, oreilles, tibias) ;
  • l’angle : une bille qui arrive de biais rebondit souvent sans éclater ; un tir de face transmet toute son énergie ;
  • ce qui couvre la peau : plusieurs couches de tissu amortissent l’impact.

1. Portez plusieurs couches de vêtements amples

Le tissu absorbe une partie de l’énergie de la bille, et un vêtement ample, qui flotte un peu, l’absorbe mieux qu’un vêtement près du corps. Par temps frais, superposez un tee-shirt, un sweat à capuche et une veste ou un treillis. Le capuchon protège en plus le haut de la tête et la nuque.

En été, la superposition devient pénible : gardez au moins des manches longues et un pantalon, même légers. Une seule couche de tissu change déjà beaucoup la sensation par rapport à la peau nue. Prévoyez des vêtements que vous acceptez de salir : la peinture, souvent biodégradable, part en général au lavage.

2. Protégez les zones sensibles

Le masque est fourni et obligatoire sur tous les terrains ; il protège les yeux, le visage et les oreilles. Pour le reste, trois zones méritent une protection en plus :

  • les mains : les doigts sont souvent touchés parce qu’ils dépassent des obstacles ; des gants, même fins, suffisent à réduire la douleur, et des gants renforcés sur le dessus protègent davantage ;
  • le cou : une protection de cou en tissu épais ou un tour de cou couvre la zone que le masque laisse à découvert, surtout quand on lève la tête ;
  • les zones intimes : une coquille est conseillée pour les hommes, notamment en compétition.

Les joueurs réguliers ajoutent souvent un plastron ou des protections rembourrées. Pour une première partie, ce n’est pas indispensable, mais le terrain en loue parfois.

3. Respectez les distances et les règles du terrain

Chaque terrain présente ses règles avant la partie, et elles visent toutes à limiter les tirs dangereux. Beaucoup imposent une distance minimale de tir en deçà de laquelle on ne tire pas sur un adversaire ; la valeur dépend du terrain, demandez-la lors du briefing. Les autres règles courantes :

  • le masque ne s’enlève qu’en zone de sécurité, même si la partie semble terminée ;
  • hors du terrain, le lanceur reste sécurisé, avec un bouchon ou une chaussette sur le canon ;
  • un joueur touché lève son lanceur ou la main et annonce qu’il est éliminé, pour ne pas recevoir d’autres billes ;
  • en cas de doute sur une touche, on appelle l’arbitre plutôt que de continuer à tirer.

Une bille est valide quand elle éclate et laisse une tache nette ; une bille qui rebondit sans éclater ne compte pas. Les règles d’élimination sont détaillées dans notre page sur les règles de sécurité du paintball.

4. Appliquez la règle de reddition

La règle de reddition existe pour éviter les tirs à bout portant. Quand un joueur en surprend un autre de très près, il ne tire pas : il annonce la reddition, et l’adversaire se considère comme éliminé, sans recevoir de bille. Le terrain précise la distance à partir de laquelle elle s’applique et l’annonce à faire.

Cette règle protège les débutants face aux joueurs expérimentés, mais elle ne marche que si chacun la joue : un joueur qui refuse de se rendre et tente de fuir prend le risque d’un tir rapproché. Le jeu à faible impact va dans le même sens : certains terrains proposent des lanceurs de calibre .50, aux billes plus petites et plus lentes, souvent utilisés pour les enfants et les groupes de débutants. Demandez-le à la réservation si la douleur vous inquiète.

5. Jouez en équipe et choisissez vos positions

On se fait toucher le plus souvent en traversant le terrain à découvert, seul et sans plan. Déplacez-vous d’obstacle en obstacle, en annonçant vos mouvements à vos coéquipiers, et restez à couvert le temps de repérer les adversaires. Une équipe qui avance en se couvrant mutuellement encaisse beaucoup moins de tirs qu’une file de joueurs isolés.

Le placement compte aussi pour l’angle des impacts : de profil derrière un obstacle, vous exposez moins de surface et les billes vous touchent plus souvent de biais. Pensez enfin à vos mains et à votre tête, les deux parties qui dépassent le plus souvent.

Paintball, airsoft ou laser game : lequel fait le moins mal ?

Le laser game ne fait pas mal du tout : aucun projectile, seulement des capteurs. L’airsoft tire des billes en plastique beaucoup plus petites que celles du paintball ; l’impact pique, de façon différente, et le port de protections oculaires y est tout aussi obligatoire. Le paintball reste le plus marquant des trois, au sens propre, puisqu’il laisse une tache de peinture et parfois un bleu.

Si vous organisez une sortie de groupe, notre guide des activités pour un EVG compare ces activités, et la rubrique airsoft présente l’autre grand jeu de tir à billes. Un impact à l’œil, un saignement ou une douleur qui ne passe pas justifient un avis médical.

L’essentiel

  • Un impact de paintball pique et peut laisser un bleu, surtout de près et sur la peau nue.
  • Le masque reste en place pendant toute la présence sur le terrain : c’est la protection qui compte le plus.
  • Plusieurs couches amples, des gants et une protection de cou réduisent nettement la douleur.
  • La distance minimale de tir et la règle de reddition évitent les tirs à bout portant.
  • Les lanceurs de calibre .50 à faible impact sont une option pour les enfants et les débutants.

Toutes nos pages sur ce sport sont réunies dans la rubrique paintball ; après la première partie, la plupart des joueurs se souviennent davantage des fous rires que des bleus.