Entraînement sportif : Les bienfaits du hockey sur glace pour le corps

Le hockey rĂ©crĂ©atif n’est peut-ĂŞtre pas une bonne stratĂ©gie pour perdre du poids, mais mĂŞme un match par semaine fait monter le rythme cardiaque, donne aux jambes un bon entraĂ®nement et aide Ă  l’Ă©quilibre.

Jason Duke, 41 ans, joue au hockey depuis l’âge de cinq ans. InitiĂ© au jeu par son père, il adore toujours sortir sur la glace 36 ans plus tard.

« Jouer avec l’Ă©quipe et essayer de mettre la rondelle dans le filet, c’est ça le hockey, a dit Duke qui joue dans les Old Timers de Pointe-Claire, une ligue pour amateurs de hockey de 35 ans et plus.

Il y a 721504 autres Canadiens qui pensent la mĂŞme chose que Duke, un chiffre qui, selon la FĂ©dĂ©ration internationale de hockey sur glace, reprĂ©sente le nombre de Canadiens qui se sont inscrits pour jouer au hockey en 2014-15. Ce chiffre place le Canada au premier rang des nations jouant au hockey, les États-Unis se classant au deuxième rang, avec seulement 533 172 joueurs inscrits, une statistique qui ne devrait surprendre aucun d’entre nous ici, au pays des patinoires et des après-midi passĂ©s Ă  jouer au shinny.

Mais est-ce que tous ces joueurs de hockey patinent et se mettent en forme ?

Il ne fait aucun doute qu’au niveau Ă©lite, le hockey est un entraĂ®nement. CaractĂ©risĂ© par de courtes pĂ©riodes de patinage de haute intensitĂ© qui se caractĂ©risent par des changements rapides de vitesse et de direction, les joueurs jouent gĂ©nĂ©ralement pendant 15 Ă  22 minutes au cours d’une partie de 60 minutes. Les quarts de travail durent de 30 Ă  80 secondes, suivis de quatre Ă  cinq minutes de rĂ©cupĂ©ration. l’intensitĂ© maximale, les joueurs de hockey atteignent 90 pour cent de leur frĂ©quence cardiaque maximale avec une intensitĂ© moyenne pendant un quart de travail lĂ©gèrement infĂ©rieure Ă  85 pour cent de l’effort maximal.

Étant donnĂ© ces exigences physiques intenses, les joueurs de hockey ont besoin de force musculaire, de puissance et d’endurance anaĂ©robique. Ils ont Ă©galement besoin d’une bonne base aĂ©robie pour faciliter la rĂ©cupĂ©ration après chaque quart de travail et maintenir l’intensitĂ© du jeu pendant toute la durĂ©e du match.

Pourtant, il ne fait aucun doute que la majorité des joueurs de hockey qui jouent dans les patinoires du pays, surtout les joueurs de plus de 35 ans, ont un style de jeu plus lent et moins intense sur le plan physique. Et bien que les chercheurs aient étudié les blessures chez les membres de la ligue de la bière, ils se sont peu intéressés à examiner la valeur du hockey comme forme physique.

Duke, malgrĂ© son amour du jeu, dit qu’il ne compte pas sur le hockey pour amĂ©liorer sa condition physique. Au lieu de cela, il court et joue au tennis pour rester en forme.

« Je ne considère pas que le hockey ait de vĂ©ritables qualitĂ©s d’impact en matière de conditionnement physique, a dit M. Duke.

Une Ă©quipe de chercheurs de l’UniversitĂ© McMaster a dĂ©cidĂ© de dĂ©terminer si Duke avait raison. Ă€ l’aide des donnĂ©es de l’EnquĂŞte sur la santĂ© dans les collectivitĂ©s canadiennes de 2011-2012, ils ont examinĂ© les caractĂ©ristiques des adultes canadiens qui jouent au hockey sur glace et publiĂ© leurs rĂ©sultats dans le Journal of Sports Science. Forecheck, backcheck, health check : les avantages de jouer au hockey sur glace rĂ©crĂ©atif pour les adultes au Canada, rapporte que les patinoires communautaires locales sont remplies de joueurs de ligue de bière une fois par semaine qui sont en moyenne plus lourds que les joueurs de hockey qui ne jouent pas rĂ©gulièrement.

Cela dit, ce mĂŞme groupe de joueurs de hockey qui jouent une fois par semaine se disent en meilleure santĂ© que ceux qui ne s’aventurent pas rĂ©gulièrement sur la patinoire. Soixante-dix-neuf pour cent des joueurs de plus de 35 ans perçoivent leur santĂ© comme Ă©tant  » excellente ou très bonne « , et seulement un pour cent la qualifient de  » passable ou mauvaise « . En analysant des marqueurs spĂ©cifiques de la santĂ©, on constate que l’incidence de l’hypertension artĂ©rielle, du diabète et des maladies du cĹ“ur est plus faible que chez leurs pairs qui jouent moins bien.

Bien sûr, il se peut que les exigences du jeu exigent un certain niveau de bonne santé pour jouer, ce qui signifie que le hockey lui-même ne contribue pas à la santé générale, mais est plutôt nécessaire si vous voulez continuer à travailler sur votre jeu dans la trentaine et au-delà.

Duke, qui joue une et parfois deux fois par semaine, note qu’il y a plus que quelques gars sur la glace qui remplissent un peu trop bien leur maillot. C’est pourquoi il a dĂ©cidĂ© de complĂ©ter le hockey avec d’autres sports qui sont plus efficaces pour garder les pouces au loin.

Que le hockey rĂ©crĂ©atif n’est pas le meilleur moyen de garder la taille sous contrĂ´le n’est pas une nouvelle. Il va sans dire qu’une partie de hockey par semaine aura un impact minimal sur le poids. Mais en regardant les statistiques avec le verre Ă  moitiĂ© plein, il est intĂ©ressant de noter que le fait d’assister Ă  un match par semaine a permis aux joueurs de hockey de se sentir en meilleure santĂ©, ce qui est un aspect important en ce qui concerne la qualitĂ© de vie.

Ainsi, mĂŞme si l’intensitĂ© du jeu n’est pas ce qu’elle est chez les pros, les joueurs de hockey rĂ©crĂ©atif accĂ©lèrent leur rythme cardiaque, font de l’exercice pour leurs jambes et travaillent sur leur Ă©quilibre. Et malgrĂ© les inquiĂ©tudes au sujet des blessures, surtout chez les joueurs plus âgĂ©s, le hockey prĂ©sente un risque relativement faible comparativement aux autres sports d’hiver. Les statistiques suggèrent que le surf des neiges et le ski ont un taux de blessures deux fois plus Ă©levĂ© que le hockey rĂ©crĂ©atif.

Ensuite, il y a l’aspect social et compĂ©titif du jeu qui se combine pour sortir les joueurs du canapĂ© et les Ă©loigner de la tĂ©lĂ© une ou plusieurs fois par semaine pour patiner avec leurs coĂ©quipiers. Il ne fait aucun doute que la motivation de jouer reste forte mĂŞme si le rythme du jeu ralentit et que le maillot est un peu plus serrĂ©. Bien qu’une soirĂ©e de hockey par semaine ne soit pas suffisante pour vous mettre dans la course contre un skieur de fond, le plus en forme de tous les athlètes d’hiver, c’est un entraĂ®nement que les Canadiens ne vieillissent jamais.

« J’espère jouer tant que je serai en vie », a dit Duke.