Entraînement sportif : Les bienfaits du hockey sur glace pour le corps

Les bienfaits du hockey sur glace pour le corps : ce que sollicite vraiment un match

Le hockey sur glace fait travailler le cœur, les jambes et l’équilibre à chaque présence sur la glace : l’effort est court, très intense, et entrecoupé de longues pauses sur le banc. C’est un excellent entraînement par intervalles, mais un match de loisir par semaine ne suffit pas à lui seul à entretenir une bonne condition physique, ni à perdre du poids.

Ce que le hockey apporte dépend donc beaucoup du niveau de jeu et de la fréquence. Voici ce que les études de physiologie disent de l’effort réel d’un match, ce que le corps y gagne, et comment compléter la pratique quand on joue en loisir.

À quoi ressemble l’effort pendant un match ?

Le hockey ne ressemble ni à la course de fond ni au sprint pur. Une revue de la physiologie du hockey publiée en 1988 décrit des présences sur la glace de 30 à 80 secondes, suivies de quatre à cinq minutes de récupération, pour un temps de jeu total de 15 à 20 minutes par joueur sur un match de 60 minutes. Une mise à jour publiée en 2022 retient des ordres de grandeur proches, avec des présences d’environ 30 à 80 secondes.

Pendant ces présences, le cœur monte très haut. La même revue relève des pointes au-dessus de 90 % de la fréquence cardiaque maximale et une moyenne autour de 85 % sur la glace. Ces mesures concernent des joueurs entraînés, à un niveau compétitif : en loisir, l’intensité est plus basse et plus irrégulière.

PhaseDurée observée chez des joueurs compétitifsCe qui travaille
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Présence sur la glace30 à 80 secondesPuissance des jambes, filière anaérobie, cœur à haut régime
Récupération sur le banc4 à 5 minutesFilière aérobie, qui permet de récupérer entre deux présences
Temps de jeu total15 à 20 minutes sur 60Endurance de l’effort répété

Retenez que le hockey est un sport d’efforts répétés : il demande à la fois de l’explosivité et un bon fond pour récupérer vite.

Quels muscles le hockey sollicite-t-il ?

Le patinage met d’abord en jeu le bas du corps. La poussée latérale du patin sollicite les fessiers, les quadriceps et les adducteurs, et la position fléchie, genoux pliés et buste penché, les fait travailler en continu. Les démarrages, les arrêts et les changements de direction répètent ces efforts à chaque présence.

Le tronc stabilise tout le reste. Garder l’équilibre sur deux lames en recevant une passe ou en encaissant une charge demande un gainage permanent des abdominaux et des muscles du dos. Le haut du corps intervient au tir, à la passe et dans les duels le long de la bande, surtout les épaules, les avant-bras et les poignets.

Le hockey améliore-t-il l’équilibre et la coordination ?

Oui, et c’est sans doute son atout le plus singulier. Patiner, regarder le jeu et manier la crosse en même temps oblige le corps à gérer plusieurs tâches à la fois, sur un appui instable. Les patineurs apprennent à se rattraper, à changer de carre et à garder leur centre de gravité au-dessus des lames.

Ce travail se transfère en partie à d’autres sports de glisse : beaucoup de hockeyeurs passent facilement au roller ou au patinage de vitesse. Pour un adulte qui débute, c’est aussi la première difficulté : tant que le patinage n’est pas sûr, l’effort est surtout consacré à ne pas tomber.

Un match par semaine, est-ce suffisant ?

Pour entretenir la forme, rarement. Une heure de glace hebdomadaire, dont une bonne partie passée sur le banc, représente un volume d’activité modeste. Les joueurs de loisir qui restent en bonne condition complètent presque toujours avec une autre activité : course à pied, vélo, natation ou renforcement musculaire.

Le hockey a pourtant un avantage que les séances en solitaire n’ont pas : on y va pour l’équipe. Le créneau fixe, les coéquipiers qui comptent sur vous et l’envie de gagner font qu’on vient même les soirs de fatigue. Cette régularité vaut beaucoup sur la durée.

Si votre objectif est de perdre du poids, le hockey seul ne fera pas grand-chose : une activité d’endurance pratiquée plusieurs fois par semaine, comme 30 minutes de vélo par jour, sera plus efficace. Utilisez le hockey comme moteur de motivation et l’endurance hebdomadaire comme base.

Comment se préparer pour profiter du hockey sans se blesser ?

Les contacts, les chutes sur la glace et les palets sont les principales sources de blessures. L’équipement complet n’est pas une option : casque avec grille ou visière, protège-dents, épaulières, coudières, gants, culotte rembourrée et jambières. La page consacrée au hockey sur glace détaille cet équipement et la façon de débuter en club.

Côté préparation physique, trois axes servent directement le jeu :

  • un travail fractionné, à pied ou à vélo, qui reproduit l’alternance d’efforts courts et de récupérations ;
  • du renforcement des jambes et du tronc (fentes, squats, gainage), pour la poussée et la stabilité ;
  • des étirements doux des hanches et des adducteurs après la séance, très sollicités par la foulée.

Prenez le temps de vous échauffer sur la glace avant les premiers sprints, en patinant d’abord à allure modérée. Si vous reprenez le sport après une longue pause, ou si vous avez un problème de santé, demandez l’avis de votre médecin avant de vous inscrire : il pourra juger si un sport de contact intense vous convient.

À quel âge peut-on pratiquer le hockey ?

Les clubs accueillent les enfants dans leurs écoles de hockey et beaucoup proposent des sections loisir pour les adultes, y compris des débutants. Le préalable reste le même à tout âge : savoir patiner, freiner et tourner des deux côtés. Les adultes qui n’ont jamais chaussé de patins gagnent à prendre d’abord quelques séances de patinage libre ou des cours, avant de rejoindre une équipe.

Pour les plus âgés, la pratique en loisir permet de régler l’intensité : moins de charges, des présences plus courtes et plus de récupération. On joue alors davantage pour le plaisir du jeu collectif que pour la performance, ce qui n’empêche pas de transpirer.

L’essentiel

  • Un match alterne des présences de 30 à 80 secondes à très haute intensité et plusieurs minutes de récupération, selon une revue de physiologie de 1988.
  • Le patinage sollicite surtout les fessiers, les quadriceps et les adducteurs ; le tronc travaille en permanence pour l’équilibre.
  • Le hockey développe l’équilibre et la coordination mieux que la plupart des sports d’endurance.
  • Un match par semaine ne suffit pas pour entretenir la forme ou perdre du poids : complétez par une activité d’endurance.
  • L’équipement de protection complet et une préparation physique adaptée réduisent le risque de blessure.

Le hockey de loisir ne transforme pas un joueur du dimanche en athlète, mais il donne une excellente raison de bouger chaque semaine, avec une équipe qui vous attend.